MAD HOUSE
Né le 24 mai 1931 à Boston (décédé le 25 février 2016), Jim Clark débuta une carrière de monteur qui prit naissance en 1960 pour le film de Stanley Donen “Un cadeau pour le patron” suivi d’Ailleurs l’herbe est plus verte”. Jim Clark travaillera à nouveau pour S. Donen avec “Charade” en 1963. On le retrouvera...

Né le 24 mai 1931 à Boston (décédé le 25 février 2016), Jim Clark débuta une carrière de monteur qui prit naissance en 1960 pour le film de Stanley Donen “Un cadeau pour le patron” suivi d’Ailleurs l’herbe est plus verte”. Jim Clark travaillera à nouveau pour S. Donen avec “Charade” en 1963. On le retrouvera auprès de John Schlesinger (“Le jour du fléau”, “Marathon Man”, “Yanks”) Jack Clayton (“Le mangeur de citrouilles”) Milos Forman (“Vision of Eight), Michael Adept (“Le monde ne suffit pas). Parallèlement , il passe à la mise en scène en 1966 avec “The christmas tree” une comédie pour enfant, puis il met en scène quelques courts métrages avant de réaliser “Papa en a deux”, avec Marty Feldman. En 1972, il tourne “Rentadick” un film de science-fiction politique où un gaz provoquant une paralysie temporaire est convoité par le peuple chinois…
En 1974, il signe son ultime film fantastique “Mad house”, qui réunit pour la première fois les deux stars du cinéma fantastique : Vincent Price et Peter Cushing. Le scénario est écrit par Ken Levinson qui a commencé au petit écran avec 8 épisodes “The Indian Tales of Rudyard Kipling” diffusée entre 1964 et 1965. En 1969, il adapte au cinéma la nouvelle de Bonnie Golightly “A la recherche de Grégory” qui sera réalisée au cinéma par Peter Wood.
Pour “Mad house”, Ken Levinson se sert pour son scénario du roman d’Angus Hall : “Devil day” parut en 1969. Le roman diffère du film de Jim Clark car il nous présente une enquête policière sur fond de magie noire et d'événements surnaturels. La police se retrouve face à des morts horribles rappelant ceux perpétrés par Jack l’éventreur.
TRAILER ANGLAIS
En 1973 les deux producteurs Milton Subotsky et Mac J. Rosenberg décident de mettre à l’affiche Vincent Price et Peter Cushing qui s’étaient brièvement rencontrés lors du tournage de “Lâchez les monstres” de Gordon Hessler en 1970. A l’origine le film devait s’intituler “Revenge of Doctor Death” qui deviendra par la suite “Mad House”. Tourné aux studios Twickenham dans le Surrey, le film donne la part belle à Vincent Price qui s’en donne à coeur joie une fois de plus, à cabotiner dans une oeuvre qui lui sied à merveille : celui d’une star du film d’horreur devenue dépressive depuis la mort de sa fiancée sauvagement assassinée il y a vingt ans !
A travers un fabuleux hommage rendu à Roger Corman où des extraits du “Corbeau”, de “La malédiction d’Arkham”, “L’empire de la terreur”, “La chambre des tortures” et “Le puits et le pendule” Vincent Price évolue dans un climat de terreur où les meurtres les plus horribles sont perpétrés par un tueur en série ! A ses côtés Peter Cushing incarne son ami Herbert Flay, un scénariste peu scrupuleux qui convoite le rôle du “Docteur Death”. Hélas le film de Jim Clark met en exergue la présence de Vincent Price écrasant le rôle de Peter Cushing qui s’en donnera à coeur joie durant la séquence finale nous révélant ainsi sa véritable identité nous donnant un jeu peu conventionnel !










A mon humble avis, cette rencontre entre les deux acteurs n’est pas sous les meilleurs auspices et je ne peux pas dire que les deux acteurs sont au meilleur de leurs formes ! Peter Cushing semble s’ennuyer dans un rôle insipide face à un Vincent Price un peu dépassé par les effroyables événements qui l’entourent ! On est loin de ses prestations sous la direction de Roger Corman.
La production engage l’acteur Robert Quarry (3 novembre 1925 - 20 février 2009) qui débute au cinéma en 1943 dans “L’ombre d’un doute” d’A. Hitchcock qui se fera une petite renommée dans le cinéma fantastique en incarnant le Comte Yorga dans les deux films signés par Bob Kelljan : “Count Yorga the vampire” et “Return of Count Yorga. Il tourne aussi sous la direction de Robert Fuest dans le deuxième volet du Docteur Phibes en 1972.
EX
Une incursion dans le cinéma fantastique pour Adrienne Corri (13 novembre 1931 - 13 mars 2016) que l’on verra dans “Devil girl from Mars” (1954) de David Macdonald, “Le coeur révélateur” (1960) d’Ernest Morris), “Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur” (1969) de Jack Hill. Elle travaille pour la Hammer Films avec “Vampire circus” en 1974 de Robert Young. Ici elle joue le rôle Fay, une ancienne amie de Vincent Price, défigurée des suites d’un accident de voitures a l’apparence complètement déjantée, collectionnant des araignées…. Je n’oublierais pas de citer la pulpeuse Linda Hayden (“Une messe pour Dracula”) qui se fera trucidée par le mystérieux tueur!
Peter Cushing à propos de Vincent Price : “C’était un homme formidable ayant d’énormes qualités Je me souviens de ce personnage, un véritable gentleman dont l’art était de faire partager ses propres émotions à travers son jeu de scène qu’il vivait intensément ! Un grand monsieur ! Je me rappelle qu’à la fin du film, je tombais dans un cercueil rempli de véritables araignées ! J’ai tourné cette séquence sans aucune discussion et surtout sans doublure !”
Souvent méconnu, distribué dans des salles spécialisées ou des conventions, “Mad house” ne bénéficia pas d’un succès émérite bien qu’il présenta à l’affiche deux stars de cinéma d’horreur. Mitigé entre le film policier, le giallo et le fantastique, il reçut l’étiquette de “slasher” pour son scénario qui nous présentait un tueur psychopathe vêtu de noir, portant des gants et assassinant les membres d’un groupe à l’aide d’un rasoir.
Une suite fut imaginée, mais les producteurs de l’American International Pictures renoncèrent à offrir aux spectateurs une nouvelle aventure du docteur Death…
ERIC ESCOFIER
