LA TOMB E LA MOMIE
Après “La main de la momie”, les dirigeants de l’Universal imaginent de donner une suite à ce premier opus. Le scénariste Griffin Jay, qui avait écrit le scénario de “La main de la momie” imagine donc une nouvelle aventure du Prince Kharis en collaboration avec un écrivain peu connu : Neil P. Varnick. La mise en scène est ....

Après “La main de la momie”, les dirigeants de l’Universal imaginent de donner une suite à ce premier opus. Le scénariste Griffin Jay, qui avait écrit le scénario de “La main de la momie” imagine donc une nouvelle aventure du Prince Kharis en collaboration avec un écrivain peu connu : Neil P. Varnick. La mise en scène est donnée à un vétéran du cinéma américain : “Harold Young (13 novembre 1897 - 3 mars 1972) qui avait débuté comme acteur puis comme réalisateur, une carrière qu’il commença en 1934 avec “ Scarlet Pimpernel” avec Leslie Howard et Merle Oberon. Il mettra en scène quelques polars : “Woman out loud (1936), “La femme oubliée” (1939), “Code of the streets” (1939), où des comédies légères : “Dreaming out loud” (1940), “Bachelor dady” (1941), “Juke box benny” (1942). Il réalisera en 1941 un épisode de la série “Inner Sanctum” : Frozen Ghost” avec L. Chaney Jr. et un film fantastique “Jungle captive” (1945). “La tombe de la momie” est donc la continuité directe du film de W. Cabanne. 30 ans se sont écoulés et l’action se situe à Mappleton dans le Massachusetts, une petite ville qui va devenir le centre de toute une série de meurtres horribles. On retrouve l’archéologue Steve Banning, joué à nouveau par Dick Foran, qui narre à son fils John et à sa fiancée Isobel, sa rencontre avec le Prince Kharis. Ce qui nous vaut de revoir de nombreux flashbacks de la “Main de la Momie”, totalisant 6 bonnes minutes pour un film qui dure une heure ! On apprend qu’Andoheb a survécu aux tirs de pistolet (on le croyait mort, il a le bras paralysé), ce qui nous permet de revoir Georges Zucco, le visage parcheminé, la voix chevrotante (il est à l’article de la mort) dictant à son futur successeur, Mehemet, les dernières directives.
C’est Thuran Bey, acteur autrichien (30 mai 1922 - 30 septembre 2012) né à Vienne, fils d’un diplomate turc et d’une mère juive tchécoslovaque. Il étudie l’art lorsque ses parents divorcent. En compagnie de sa mère, il émigre aux États-Unis où il s’inscrit au théâtre de Pasadena. Au cinéma, il se fera une réputation en jouant auprès de l’actrice Maria Montez : “Raiders of the desert” de John Rowling (1941), “Whith sauvage” d’Arthur Lubin (1943), “Ali Baba et les 40 voleurs” d’A. Lubin en 1944, “Bowery at Broadway” de Charles Lamont en 1956. Par la suite, il apparaît dans quelques films fantastiques comme “The Mad Ghoul” (1944) de James P. Hogan et “The Climax” en 1944 de G. Waggner. Au milieu des années 40, un scandale éclate révélant son homosexualité, si bien qu’il désertera les plateaux pour n'y revenir qu’en 1953 avec “Le prisonnier de la casbah” de R. Bare.
TRAILER AMERICAIN
THURAN BEY
Dans le rôle de Mehemet, Thuran Bey est magnifique. Son type oriental rend encore plus véridique le personnage austère qu’il représente. Mehemet porte sur lui le fameux médaillon sacré de l’ancienne Égypte et a dans ses bagages les feuilles sacrées de Tana qui insuffleront vie et force à Kharis. Personnage peu scrupuleux, il se servira de ce dernier à des fins personnelles et peu profanes. Sur les 45 minutes qui restent, le film va très vite avec une action toujours soutenue. Lon Chaney Jr. est grimé par Jack Pierce qui confectionne un masque horrible (un des plus terrifiants dans l’histoire des momies). L’acteur va inventer une démarche chaotique en traînant la jambe, accentuant ainsi l’atrophie des membres inférieurs relative à une longue léthargie. Kharis, sous les ordres de Mehemet sème la terreur dans la ville où il a élu domicile avec son maître dans la maison d’un gardien de cimetière, ce qui donne une ambiance glaciale et lugubre à l’œuvre. Les loups hurlent à la mort quand la lune est pleine tandis que Kharis cherche une potentielle victime qu’il trucidera à l’aide de ses mains ! Les morts s’accumulent en commençant par Stephen Banning et son confrère Babe Hanson joué par Wallace Ford. Si l’extermination de la famille Banning et de ses proches doit être accomplie, une exception à la règle va être faite. En effet, Mehemet fait enlever Isobel, la fiancée de John Banning, car il délire l’épouser afin qu’elle lui donne un enfant ! Le final vaut le détour par un final que je dirais “flamboyant” avec la mort de la momie dans la maison en feu !








C’est l’actrice Elyse Knox (14 décembre 1971 - 16 février 1972) fille d’émigrants autrichiens, de son vrai nom Elsi Lillian Kondratiev. Elle étudie à la Traphagen Shool of Fashion avant de se prédestiner à une carrière de mannequin. Remarquée par des photos étalées dans le magazine Vogue, elle obtient un contrat à la Fox où elle est engagée pour jouer dans des rôles non crédités. Son premier rôle “consistant” sera pour “La tombe de la momie”, puis elle signera un contrat avec la Monogram Pictures où elle aura pour partenaire Kirwood Junior dans une kyrielle de six films consacrés aux aventures de Joe Pakoola. Son dernier film date de 1949 : "Une femme oubliée" de William Beaudine.
ELYSE KNOX
Le jeune Banning qui sauvera sa fiancée d’une mort affreuse est incarné par John Hubbard . Né le 14 avril 1914 (décédé le 6 novembre 1988), il est adolescent lorsqu’il prend des cours d’art dramatique au Goodman Theatre de Chicago. En 1937, il a la chance de signer un contrat avec la Paramount d’une durée d’un an avant de travailler pour la M.G.M. Le réalisateur Al Roach l’engagera pour jouer dans “Housekeeper’s Daughter” avec Joan Bennett et Adolphe Menjou. Puis, toujours sous sa direction, il est le partenaire de Victor Mature dans “One Million B.C.” (Tumak fils de la jungle) en 1940. Durant la Seconde Guerre mondiale, il se voit remplacer au pied levé certaines étoiles qui avaient rejoint les forces armées. En 1947, il reprend du service en jouant dans des comédies musicales et des thrillers avant de finir au petit écran.
JOHN HUBBARD
Contrairement à ses confrères John Mescall ou David Edeson, Georges Robinson (2 avril 1890 -30 août 1958) a fait pratiquement toute sa carrière comme chef opérateur aux studios Universal. Dans le domaine du fantastique, il débute en 1936 avec "Le rayon invisible" de Lambert Hyllier avec Boris Karloff et Bela Lugosi. Suivront : "La fille de Dracula" (1936), "Le fils de Frankenstein" (1938), "La tour de Londres" (1939), "Frankenstein contre le loup-garou" (1943), "Le fils de Dracula" (1943), "La maison de Frankenstein" (1944), "La maison de Dracula" ,(1945) "Deux nigauds contre l'homme invisible" (1951), "Tarantula" (1955). Avec un style très personnel qui oscille entre l'expressionnisme et le gothique, il parvient à adapter à l'écran une photographie où les deux tiers du film se passent la nuit, nous faisant ressentir l'épouvante. La séquence où les villageois, torches à la main, poursuivent le monstre est empruntée au "Frankenstein" de James Whale. Lon Chaney sera doublé pour les scènes d'action par Eddie Parker.
Edition film office 1973 Super 8mm mue
Edition VCastle Film 1968 8mm et Super 8mm Muette ou sonore. Une version en 16 mm était proposée aussi
Edition Universal Eight 8mm et super 8mm muette ou sonore Edition 120 mètres sonore
Collection Eric Escofier
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